14 octobre 2014

Hibernia .....Aux lecteurs!!

 

Hibernia

blogbann

J’aurais pu choisir de vous conter l’histoire de Claude, l’empereur romain qui succéda à Caligula au premier siècle de notre ère, mais d’autres l’ont déjà fait avant moi, en insistant souvent sur sa vie privée. Au contraire, mon récit se situe dans cette faille du pouvoir, dans l’ombre de Claude, à l’heure où l’on pense à sa succession. Tout commence quelques mois après ce débarquement sur l’île de Britannia.

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Kayden

Couvert d’argent, brillant de mille éclats de lumière, Silius indiqua au barreur de contourner dans une première manœuvre nos vaisseaux puis de remonter sur le flanc droit de la flottille pirate.

Il descendit dans les cales à mi-hauteur du navire. Croisant et bousculant par la même Kayden qui, lui, remontait son cheval du fond de cale.

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Maximus s’interrompit brusquement et demanda au druide qui l’écoutait toujours :

« Mais au fait, tu te demandes peut-être, Druide, qui est Kayden ? Alors voilà : ouvre bien grand tes yeux, Druide, regarde-moi et surtout écoute-moi bien. Porte une attention toute particulière à ce que je vais te révéler à présent.

- Vois de toi-même Maximus, mes yeux sont grand ouverts et mes oreilles n’ont d’écoute que pour ton haletant récit. » Le druide était avide d’en apprendre davantage. Maximus enchaîna aussitôt :

« Kayden, Druide ! Kayden est le brouillard, Kayden est le vent qui précède le monstre ! Kayden est l’haleine du Dragon que tu humes à des lieues à la ronde ! Il est le souffle de la bête qui brûle ta nuque et te glace le sang. Kayden est comme Silius : il n’est plus humain. Mais surtout, Kayden est Maximus maintenant, car il a remplacé Maximus le jour où je devins Erween.

Kayden était un auxiliaire, un cavalier auxiliaire, et surtout un homme et un combattant sans égal. Imagine un gaillard de près de deux mètres aux épaules larges et puissantes, à la silhouette élancée et musculeuse. Les traits de son visage dur semblent avoir été taillés dans le roc, jusqu’aux fines entailles de ses yeux très allongés, presque bridés, rehaussés de pommettes saillantes. Kayden, par son physique impressionnant, a toujours inspiré la crainte et le respect. Mais un jour, il défia l’autorité de Silius en jouant aux dés avec un cavalier romain. Il en perdit sa monture d’ailleurs.

Car en ce temps-là, Silius avait interdit les jeux, parce qu’il voyait bien que les jeux appelaient à la boisson, ce qui causait bien des troubles et des disputes parmi les soldats, voire des affrontements meurtriers.

Quand Silius apprit que son interdiction de jouer avait été transgressée il décida d’un châtiment exemplaire pour les deux joueurs. Il fit mettre en croix le premier, un cavalier romain, pour servir d’ornement à un des vaisseaux amiraux. Toutefois, il ne le fit point mettre à mort, la vie d’un Romain de l’ordre des cavaliers ne doit pas être sacrifiée trop facilement. Non, il lui laissa une chance de s’en sortir vivant, pour peu que la traversée se fasse sans encombre ni obstacle.

Quant à Kayden, il commença par lui prendre sa monture, puis il en fit son esclave, un esclave chargé de surveiller, de soigner, de chérir ce cheval qu’il avait osé jouer et perdre un soir de beuverie. Kayden était un guerrier, un ancien chef de tribu, un roi ou je ne sais quoi venu des steppes de l’extrême Est de l’Empire. En faire un esclave était la pire des tortures. Lorsqu’il entendit prononcer cette sanction, il se mit face à Silius et lui offrit lui-même sa nuque.

- Plutôt mourir ! Voilà quels furent ses mots je suppose, compléta le druide, totalement captivé par le récit de Maximus.

- Mais Silius ne céda pas et le conserva comme esclave. Referme tes yeux Druide, et retourne sur cette galère. Imagine, si tu le peux, et comprends !

Comprends ! Comprends comment Kayden, qui était depuis lors réduit à cet esclavage humiliant, savait que ce jour-là, que cette bataille navale-là, était la chance, était le jour, où il expierait enfin sa faute, ou bien alors il mourrait. »

Silius était à mi-hauteur dans les cales avec les rameurs, il frappait de son glaive les charpentes afin de donner lui-même la cadence aux rameurs. Une cadence d’abordage, rapide et meurtrière.

Quand il eut en mains fermes les rênes du cheval, qu’il remonta sur le pont, avec cette monture couleur ébène, il vit que Kayden s’était encordé par la main gauche au collet de la bête, de sorte qu’il demeurait lié au cheval du légat.

Silius comprit immédiatement que Kayden préférait mourir plutôt qu’être esclave. Il comprit aussi qu’il se battrait jusqu'à la mort et qu’ainsi il protégerait le cheval et lui-même.

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Irin la déesse Celte

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Maximus vida sa coupe d’une seule gorgée.

« Nous ? Tu as dit nous ? Nous combattrons !? Depuis quand les druides s’intéressent au combat, à l’art de la guerre ? »

Le druide, découragé par la suspicion tenace de Maximus, soupira. À nouveau il fit une tentative pour répondre, mais avant qu’il n’ait pu prononcer un mot, issue d’un coin sombre de la pièce, apparut une femme. Maximus la regarda et lui fit signe de s’approcher. Quand elle fut à la hauteur du feu, les deux hommes purent la voir en pleine lumière : on eût dit une déesse celte.

C’était une nymphe guerrière jaillie du magma brûlant des entrailles de la terre. Sa chevelure rousse, presque couleur feu ressemblait à l’un de ces couchers de soleil qui clôturent chaque journée de cette île. Cette crinière épaisse, digne d’un lion, était rassemblée en de nombreuses tresses. Un éclatant diadème en or serti d’une imposante pierre précieuse ornait son front avant de disparaître sous sa chevelure luxuriante. Le noir profond et mat de ses pupilles donnait à son doux visage une agressivité de tigre. Les peintures de guerre de couleur bleu qui lacéraient ses joues achevaient de métamorphoser cet ange en démon. Son corps peu vêtu se laissait timidement apercevoir, dissimulé par une longue cape en peau de bêtes.

Cette cape était constituée de peaux de bêtes inconnues dans cette contrée, et Maximus reconnut aussitôt la pièce qu’il avait lui-même rapportée de bien loin, avant de l’offrir en cadeau. Sous la cape, on devinait des braies de couleur vive ainsi que la pointe d’un fourreau.

À égale distance entre les deux hommes, Cette déesse prenait les allures d’une statue en cuivre aux lueurs du foyer central tout proche. Elle regarda Maximus et lui dit :

« Je ne crains pas ton dragon ! Silius ne m’enverra pas rejoindre mon palais de glace au fond des lacs. Ce druide a raison, les dragons ne sont que des légendes. Demain, Ton Silius, ce Romain, ce soldat, ce guerrier, mourra comme beaucoup d’autres guerriers sont morts sur cette plaine. »

Le druide, subjugué par les paroles et la beauté de cette femme, se demanda de quels cieux pouvait bien provenir cette déesse. Puis il se souvint qu’en début de soirée, lorsqu’il s’était rendu dans la hutte occupée par Maximus, la demeure lui avait paru imposante. Mais dans la quasi obscurité, il n’avait pas tellement pu s’intéresser à son architecture. Assurément, il se trouvait dans une hutte de grande importance.

Maximus se leva et rejoignit cette beauté.

« Druide, je te présente Irin, mon épouse. Et comme tu le vois, son caractère et sa détermination n’ont d’égale que sa beauté. »

Irin prit la main de son époux et le fixa droit dans les yeux, sans prêter la moindre attention au druide. D’une voix douce cette fois, elle réitéra sa menace :

« Ton Romain mourra demain ! Lui et tous les siens si nécessaire ! »

Elle tourna légèrement sa tête pour saluer le druide, avant de lui dire, en guise d’explication :

« Je suis une commerçante, je négocie toutes sortes de marchandises pour contribuer à la prospérité de mon foyer, mais je suis également la fille d’un chef et une guerrière qui ne craint pas ni l’odeur du sang ni celle de la mort ! » 

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la fleur rousse de la Déesse

Silius ! Elle revit ce jour, ou plutôt cette soirée, où Silius avait frappé à sa porte ici même, dans cette même demeure ou presque, ce même village. Dans cette maison ou il était venu à elle ! Elle sentait à nouveau son odeur, l’odeur d’un soldat qui a pris soin de lui, une odeur de parfum de fleurs d’orient. Elle était seule et lui avait ouvert la porte. Au dehors, c’était une longue et douce soirée de fin de printemps. Après une averse, une douche comme se plaisent à le dire les habitants de cette île. Le ciel déjà multicolore avait jugé bon de s’offrir un arc-en-ciel, juste au-dessus du village, comme pour couronner de laurier la tête du légat. Dans ce décor doux de pastel, pas une couleur vive ne venait heurter de si tendres cieux. Le Romain était entré, vêtu d’un grand manteau rouge qui recouvrait une tenue romaine luxueuse. C’était seulement la deuxième fois qu’Irin apercevait Silius, et la première fois d’aussi près.

En se remémorant tout ceci, Irin se souvint de la force, de la puissance, de cette grandeur qui se dégageait de ce légat ce jour-ci. Un nouveau flash lui rappela comment, dans la chambre, il l’avait dévêtue, lentement, avec volupté. À chaque vêtement qu’il ôtait, ses douces mains caressaient les parties du corps mis à nu. Ses lèvres l’effleuraient et y déposait des milliers de doux baisers. Pour qu’elle s’allonge en toute confiance, il lui avait pris la main en douceur et l’avait invitée à se coucher. Elle était nue et il prenait soin d’elle. Puis, il avait enveloppé délicatement tout son corps d’un doux parfum qu’il avait apporté. Elle se laissait faire, tant de douceur, tant de volupté l’envoutait. Elle ne cherchait point à cacher son corps sous une couverture, au contraire, elle exposait sa nudité. Elle offrait à ses mains, à ses lèvres, toute la douceur de sa peau.

Alors Silius lui révéla son corps d’Apollon. À genoux à ses pieds, nu, sa virilité en érection, il remontait de sa langue le long chemin des jambes fines et musclées de la douce. Le va-et-vient régulier entre ses cuisses la fit se cambrer. Ses cheveux sur le visage, la tête fortement appuyée sur le sol, ses mains agrippèrent la tête du demi-dieu. Elle avait cambré encore plus ses reins comme pour projeter son fessier au sommet de la hutte. Elle fraya un passage à la langue de Silius jusqu’à sa fleur rousse. Toute son intimité s’ouvrit dans un fougueux appel à pénétrer le sacré.

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